Homéothermie et poïkilothermie
   
 

Lorsque le système glandulaire est de bonne qualité, il consomme une part trop importante des réserves en eau et déshydrate l’organisme.

• Chez les tout petits qui ont de faibles réserves et ne peuvent pas se plaindre. Si on laisse un enfant transpirer plusieurs heures, il « sèche ». Déshydraté, il va désamorcer leur circulation et ensuite il va « chauffer » !

• Chez les jeunes adultes qui maintiennent une forte activité physique malgré la chaleur extérieure. Ils vont consommer leurs réserves, qui sont importantes mais qu’ils n’entretiennent pas assez : ils peuvent transpirer jusqu’à 10 litres de sueur et se croient protégés en buvant trois litres d’eau !

 
Il faut donc maintenir (ou reconstituer si on le fait plus tard) les réserves d’eau en buvant !
Un biberon d’eau fraîche chez les tout petits, plusieurs litres d’eau chez les adultes actifs. Aucun risque de leur en donner trop : ils élimineront facilement le surplus !
On refroidit ensuite leur corps. Un bain à 2°C de moins que la température cutanée pour le nourrisson, des douches pour l’adulte actif.
 
Lorsque le système glandulaire est fragilisé, il ne peut pas répondre à une stimulation thermique extérieure qui persiste plus de 48 heures. C’est le cas des personnes âgées (les femmes de plus de 65 ans et les hommes de plus de 75 ans). Deux jours chauds séparés par une nuit chaude et leur système sudoripare s’effondre. Ils risquent le coup de chaleur.  
ATTENTION ! Les personnes âgées ne perdent alors plus d’eau. Il faut remplacer leur transpiration en humidifiant leur peau et non pas chercher à la réamorcer. L’eau va s’évaporer à cause de la chaleur, plus vite encore si on chasse la vapeur d’eau produite avec un éventail ou un petit ventilateur. Cela va refroidir leur peau ou mieux la maintenir fraîche si on commence tôt.
Vaporisateur, brumisateur ou linge humide remplacent les boissons en grande quantité et les douches, qu’ils craignent.
 


ATTENTION ! Si on leur donnait trop à boire (plus que leurs besoins habituels entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour), ils ne pourraient pas éliminer le surplus. Ils se dilueraient et soufriraient à minima d’oedèmes et de vomissements,  ou pire d’hyponatrémie de dilution, ou risqueraient un accident cérébral…

 

Dans tous les cas le mieux est d’anticiper. Faire boire abondamment ceux qui peuvent transpirer et qui élimineraient facilement un excès d’apport.

Maintenir fraîche ou refroidir la peau de ceux qui ne peuvent plus assez transpirer et qui en même temps ne pourraient pas éliminer un excès d’apport.
 
Laboratoire de santé publique - Faculté de médecine de Marseille

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